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20/08/2018

"...Un livre où le sublime éclate de chapitre en chapitre..." (Balzac à propos de La Chartreuse de Parme)

PHOTO-2018-08-20-21-02-27.jpg109_103660000.jpgAucun souvenir de ma première lecture de La Chartreuse de Parme. Au point de me demander si je l'ai déjà lu. Donc voilà, j'y suis. Il était en pile à la FNAC avec un bandeau "Prépa scientifiques", c'est la pile (le bandeau aussi !) qui a attiré mon attention. La couverture également, avec ce portrait que je ne connaissais pas de Catherine Emilie Sommariva, que je ne connaissais pas davantage, qui était la femme d'un mécène italien semble-t-il plutôt connu, un avocat qui avait réuni une époustouflante collection d' oeuvres d 'art. Ce comte, car il était comte, avait eu l'idée de faire réaliser le catalogue de ses trésors sous forme de miniatures en émail, par un certain Gigola, grand artiste de miniatures et qui pour remercier Sommariva lui avait fait don d'un des cinq exemplaires de Roméo et Juliette qu'il avait illustrés et qui sont une merveille de la miniature du XIXème siècle. Veuve, la comtesse (en couverture de l'édition folio là sous mes ciseaux), l'a légué, ainsi que toute sa bibliothèque,  à la bibliothèque de Nancy (Pourquoi ? ).

Mais ce n'est pas la seule chose passionnante, avant même d'avoir ouvert ce roman incroyable, écrit si j'ai bien compris en 53 jours par Stendhal.

L'autre chose extraordinaire, c'est la vie du peintre de ce portrait de la comtesse. Il s'appelle Charles de Boisfremont, et sa vie (1773-1838) est inimaginablement rocambolesque. Je serais réalisateur de cinéma, j'en ferais un film. Fuyant très jeune la Terreur il arrive après une incroyable somme de péripéties, en Amérique, sans un sou, et y devient, sous le pseudonyme de Ricardi, un peintre renommé. Parti ensuite pour l' Italie, dont il rêvait, son bateau est attaqué par des "barbares" et le voilà captif en Algérie. Par on ne  sait  quel miracle il fut finalement renvoyé à Gênes où son bateau accoste, et d'où il part vaillamment à pied pour Rome. Mais quand il arrive, la situation politique est légèrement défavorable: tout immigré est appelé à être fusillé, et le voilà à nouveau plus pauvre que pauvre, empêché de travailler et même d'étudier la peinture.

Je vous fais grâce de mille autres rebondissements, avant qu'il se retrouve à Paris, où son succès devient considérable. C'est là qu'il peint plusieurs tableaux pour le comte Sommariva, dont ce portrait de sa femme. (aujourd'hui au musée de Milan). Puis qu'il est appelé pour sauver les peintures de Véronèse du château de Versailles.

Et puis, sous la Restauration, il tombe dans l'oubli, meurt à nouveau misérable, et aujourd'hui, qui le connait ?

Bon eh bien ce que je viens de vous raconter, j'ai essayé de le raconter hier soir au Professeur Ronchon et à Louise, ils m'ont ri au nez, toutes les deux minutes ils me disaient "accouche" et se sont bien foutus de mon enthousiasme pour les notices de wikipedia !

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09/08/2018

Johan Gottfried Zinn (1727-1759)

IMG_20180807_093158(1).jpgC'est Johan Gottfried Zinn qui a donné son nom à ces fleurs dont j'aime tout, les couleurs, les longues tiges, la simplicité, la solidité. Les papillons aussi adorent les zinnias. Apparemment, c'est une fleur originaire du Mexique. Quelle merveille. Ceux-là, sur la photo, ont été cueillis par Louise pas très loin d 'ici, à un endroit où moyennant très peu d'euros on peut directement dans un champ cueillir soi-même des fleurs cultivées. Elle cherchait des glaïeuls...mais il n'y avait que ce rose-mauve, et puis, ces zinnias. Et j'ai enfin compris pourquoi zinnia a deux "n" !

30/07/2018

Réflexions

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photo: M. (c'est en Italie, près d'Ancône)

Et tandis qu'il fait chaud, très chaud, trop chaud, je me demande quand même quel sens je donne à ma vie, maintenant que je peux y réfléchir, sans horaires, sans trajets, sans jeunes enfants, sans employeur. Ce que j'envisageais ne me fait plus du tout envie (retourner à la fac) ( à cause des trajets et de la mocheté des locaux), j'ai laissé tomber, ( donner de mon temps à une association utile) (les bras m'en tombent), me promener à Paris (il fait trop chaud et ma ligne de train est fermée -authentique !- jusqu'à la fin août pour travaux)....Les journées passent lentement et vite, et ce blog aura dix ans dans quelques jours (sous cette forme et tombé de l'éventail, avant). Absinthe aussi a eu 10 ans (le 24 juillet). Bref, on verra, on verra !