04/05/2015
Les fleurs de Casablanca (mais Casablanca n'est pas un jardin)
Dans le quartier plutôt chic du Palmier, un édifice genre bureau
Les bougainvillées sont violets, rouges, ou jaunes et même parfois blancs. Ils couvrent les murs en tombant par dessus. Les bosquets d'hibiscus (qui s'appellent aussi roses de Chine) illuminent les jardins publics les plus abandonnés. Les plumbago bleu pâle comme un voile de la Vierge sont beaucoup plus rares que dans mon souvenir. Peut-être que ce n'était pas la saison...Je n'ai pas vu non plus de volubilis, ces gros liserons violets qui se ferment pendant la nuit. Violets, ce sont au marché, des glaïeuls, inoubliables, je pense à eux, des roses pâles aussi (pour nourrir ma glaïeulomanie) et des becs de perroquet comme autrefois.
En dessous "notre" maison de la 2eme année, retrouvée avec difficulté. La rue ne s'appelle plus Charles Lebrun. Mais c'est elle, la maison, avec mes treize ans dedans.

21:25 | Lien permanent | Commentaires (3)
Dans les pâtisseries, dans les mosquées, les zellige sont partout (non, partout, c'est exagéré)
Zelliges de la pâtisserie Bernis (quartier des Habous) à Casablanca
Les zellige, cette mosaïque émaillée dont les motifs sortent d'un kaléidoscope géant, sont merveilleusement rafraîchissants. Le froid du carrelage, sa perfection, et l'abstraction des dessins reposent de la poussière, du soleil, de l'abandon, de la rupture des choses. Les zelliges sont l'envers des trottoirs abimés, des façades détériorées ou des terrains vagues mélancoliques. Comme leur contraire.
Il faut un moment pour comprendre que leur beauté figée est en fait funéraire.
06:09 | Lien permanent | Commentaires (0)
03/05/2015
Les palmiers-plumets près de la grande église blanche du Sacré Coeur, aujourd'hui "désacralisée"
Est-ce que je vais dire ça: "Pendant deux ans j'allais là, à la messe le dimanche avec ma soeur" ? Oui je le dis. C'est vrai et ça n'existe plus. Aujourd'hui l'église n'est plus un lieu de culte. Sa taille montre combien les français étaient nombreux. Elle a été construite en 1930 et plus ou moins complètement finie en 1952. Je n'ai pas encore cherché combien de français vivent aujourd'hui à Casablanca. Je n'en ai pas vus.
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