19/01/2013
Claudine Guérin de Tancin (1682-1749)
"L'amour nous fournit les erreurs dont nous avons besoin" (Madame de Tancin)

par la fenêtre il y a 5 minutes
- Claudine Guérin de Tancin, je vous présente la pluie qui passe, ses passantes et ses passants; Pluie qui passe, passantes et passants, je vous présente Claudine Guérin de Tancin.
-"Enchantée" dit-elle
- Enchantés, dites-vous.

- Et qu'est ce que vous avez fait de beau dans la vie, Claudine? Asseyez-vous et parlez-nous un peu de vous. Vous étiez si célèbre et nous ne vous connaissons pas.
- Oh! Au moins vous avez lu "Les malheurs de l'amour"? C'est mon troisième roman. Il a eu un succès fou.

- Ah le titre est magnifique ! Nous ne l'avons pas lu. Existe-t-il encore?
- Je ne sais pas, les siècles ont passé, les malheurs de l'amour existent-ils encore? Voulez-vous dire que l'amour n'existe plus aujourd'hui ou qu'il ne soit plus un malheur?
- L'amour n'a pas péri mais nous voulions parler du livre
- Vous chercherez sur internet! C'est là que vous m'avez trouvée n'est-ce pas?
- Ma foi c'est vrai, et vrai aussi vous êtes la mère de d'Alembert qui a mis sa culotte à l'envers?
- Hi hi c'est Dagobert. D'Alembert était très sage. Fou de mathématiques. C'est incroyable comme des enfants élevés de la même façon peuvent être différents!
- Vous réécrivez l'histoire, Claudine!
- Plait-il?
- C'est qu'il nous semble que vous avez abandonné D'Alembert sur les marches d'une chapelle le lendemain de sa naissance quand même...
- C'était plus élégant que sur le parking du Carrefour, non? Bah vous ne pouvez pas comprendre, j'avais mes raisons que je vous expliquerai, un jour peut-être, ou d'autres vous en parleront, certains de mes amis...
- Fontenelle?
- Fontenelle oui, quel grand ami, regardez j'ai sa photo dans mon portable

Je l'adore, savez-vous qu'il a traversé un siècle: il est né en 1657 et il est mort 100 ans plus tard. Mais aussi Marivaux, Montesquieu...qui fréquentaient mon salon
- Vous étiez une femme de lettres?
- Voilà! Diderot m'appelait "La belle et scélérate chanoinesse Tencin".Stendhal ensuite m'a donnée comme modèle à sa soeur. J'ai été libre et j'ai aimé qui je voulais. J'ai gagné plein d'argent en intrigant comme une damnée. J'écrivais à Richelieu... enfin je suis un peu lasse, vous permettez? je me retire, je reviendrai....si vous le voulez. En attendant pensez à cela, cette maxime que j'ai écrite et que vous avez recopiée en haut de ce billet, Lacan n'en aurait-il pas raffolé? A ce propos, auriez-vous son 06? "
- Je vous trouve ça bien sûr. Merci Claudine. Courrez vite avant que la neige ne reprenne!
- Oui je me sauve, amusez-vous un peu. Et puis, n'oubliez pas mes soeurs: "On ne se dit jamais assez nettement que l'on n'est pas aimée". !
15:16 | Lien permanent | Commentaires (6)
18/01/2013
"L’Amour des Arts console la Peinture des écrits ridicules et envenimés de ses ennemis" (c'est le vrai nom du tableau, je n'invente pas)

Louis-Jean-François Lagrénée
au Louvre
22:40 | Lien permanent | Commentaires (2)
Hop la (Résurrection du Christ, fresque de Tiepolo)

dans une église à Venise ?
22:19 | Lien permanent | Commentaires (12)