19/11/2012
La main dans le lit de la femme de l'ogre

23:10 | Lien permanent | Commentaires (3)
La Findelarelassion, la Séparassion
Audrey Pulvar a annoncé hier à l'AFP la "fin de sa relation" avec Arnaud Montebourg. Il y a l'Annonciation, l'Ascension, l'Assomption, voici la Findelarelassion, voici....la Séparassion. Moi aussi je voudrais faire comme Audrey, annoncer plein de findemarelassion...mais j'y arrive pas ! Je ne suis pas comme Audrey, je manque de cran. Il faudrait que j'annonce lafindemarelassion avec les tablettes de chocolat, les bonnes et les mauvaises, n'importe quoi pourvu que ça soit en chocolat mais c'est mieux si c'est du flan au chocolat ancel, les...mettons..les cannelés, oui, bon, tous les gâteaux, la lecture attentive et approfondie et soigneuse de Elle chaque semaine, mon amour sans motif (pléonasme, non ?) pour les bonnets de nuit: Antoine Compagnon (ah quand il essaie d'être drôle!) , Alain Juppé (ses fossettes!) , Hubert Védrines (sa voix, bordel, sa voix!) la couleur rouge que je mets partout c'est plombant, le traînage chez Séphora pour m'asperger de tous les parfums (bonjour le mélange), mes petites manies: six paquets de cigarettes par jour, + des substances illicites qui grèvent lourdement le budget du foyer + les jeunes filles que je ligote dans le coffre de ma voiture + mon chat que je force à aller chercher le courrier, quelle honte un chat célèbre comme ça le traiter comme un CDD de la poste, que dis-je un vacataire, mon docteur qui me force à me déshabiller, oh!, et à monter sur sa balance traficotée et qui me gronde "quoi? 234 kilogs! il faudrait songer à vous passer de chocolat, de gâteaux, à faire du sport, à apprendre l'anglais, aller à la piscine, en avoir marre des hommes de droite, en avoir marre des hommes tout court (ah les hommes Toukour !) à bien vous rendre compte que vous puez vraiment la cocotte, à vous abonner à Courrier international, à lire un peu tous les jours René Char (oh non! pitié docteur, plutôt mourir!), à surveiller les études de vos enfants, leurs vaccins et leurs fréquentations, à arrêter d'écrire des billets débiles, à, à, à..." Tiens je vous annonce la findemarelassion avec l'éponge qui est sur l'évier, demain j'en change, et j'attaque quiconque ne commente pas ce billet, gare à vos miches!
Votre Audrey à vous.
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18/11/2012
La pâte de coing

au marché d'Aix en Provence ce matin (envoyé par tél par notre agent)
Avez-vous déjà épluché des coings? (Savez-vous planter les choux?) Si oui vous savez que ce n'est pas une petite affaire, je ne sais pas s'il y a un fruit plus casse-pieds à éplucher. Pendant des années et des années et des années je ne l'ai pas su. Je passais au marché devant les coings sans les voir. Pourtant je raffolais de la pâte de coing, la vraie, maison. Il parait que les basques en mangent avec le fromage. Pas du camembert bien sûr ni du pont l'évêque. C'est peut-être pour ça que ma grand-mère paternelle en faisait tous les ans et que donc j'en ai mangé toute mon enfance, toute ma jeunesse -parce qu'elle était à moitié basque.
La magie de cette pâte de coing et du souvenir de cette pâte de coing: ma grand-Mère la posait sur une assiette dans l'armoire de la salle à manger, celle de la "belle"vaisselle qui ne servait pas tous les jours. C'était une armoire charentaise faite des mains de mon arrière-grand père paternel, mais pas de son côté à elle, c'était le père de mon grand-père paternel (je sais c'est passionnant), une armoire en bois très sombre, presque noir. Je ne sais pas pourquoi la pâte de coing était là. Il n'y a jamais rien eu de comestible dans cette armoire réservée à la vaisselle. Le mystère de la pâte de coing dans cette obscurité, les portes fermées, n'est pas prêt (près?) d'être élucidé.
Voilà . Et donc la pâte de coing se coupait en petits carrés et se mangeait au moment du café, comme si c'était du chocolat. (Je ne suis jamais arrivée à faire la même, la mienne ne se "tient" pas assez, vous voyez ce que je veux dire?)
"Nature morte aux coings" de Van Gogh:

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