09/04/2017
L'âme introuvable
Budapest est à 1489 kilomètres à l'est de Paris et à 2 heures 10 en avion. Le jour se lève plus tôt, et le SMIC est à 332 euros. Il y a toujours quelque chose d'obscène à profiter dans les pays étrangers d'un coût de la vie si différent. Je dis profiter, parce que c'est cela. Les restaurants, les tramway, les concerts, les taxis, rien n'est cher. La monnaie est le forint.
L'espérance de vie ? Elle est de 72 ans quand elle est de 80 en France. On cherche les signes de la pauvreté. On ne comprend pas. Les voitures sont comme en France, il y en a beaucoup, le trafic est le même, les boutiques grosso modo aussi. Ma soeur me dit que Budapest est la vitrine de la Hongrie, que le gouvernement met tout son argent dans la restauration des bâtiments sublimes, noirs encore de crasse il y a quelques années ou effondrés, écornés. Pendant le communisme au contraire, toutes les ressources étaient concentrées sur la construction de logements neufs à la périphérie de la ville et l'extension des lignes de métro.
Désormais, la ville est divisée en 23 arrondissements autonomes chacun, comme une municipalité à part entière -si j'ai bien compris. Ce qui ne change rien au fait que, comme dans tant de villes, ce sont les riches qui habitent maintenant le coeur de la ville, tandis que les plus modestes, ou les pauvres, relégués plus loin, sont invisibles à ceux qui viennent comme nous pour trois jours dans cette capitale.
Parce que sans doute je n'y avais pas réfléchi, et que j'imaginais un Budapest avec une âme, son absence m'a non seulement paru frappante, mais m'a mise mal à l'aise, me renvoyant malgré la beauté de la situation du Danube, le délice des gâteaux, les arbres en fleurs et les mosaïques ravissantes, à quelque chose de tragique, de faux, qui sévit partout.
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Avant-hier à Londres (changement de rouge à lèvres, non ?)

18:55 | Lien permanent | Commentaires (1)
Les gâteaux

Comme j'aime tous les gâteaux, écoeurants, pas écoeurants, simples, sophistiqués, et que depuis six mois j'aime la chantilly que j'ai détestée pendant 63 ans, j'ai adoré les gâteaux de Budapest. Précieux, surchargés, fourrés de confiture même quand ils semblent sobres, comme cette pyramide à la crème de marron... fourrée d'une espèce de confiture de fraise, et qui m'a enchantée, ou alors ils sont chauds, assemblage de crêpes tièdes qui semblent avoir été prémachouillèes par quelqu'un et confites de noix et de graines de pavot, j'étais au paradis !
14:31 | Lien permanent | Commentaires (2)