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26/03/2015

Plaisir ! Parfois les préfaces s'appellent notices

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 Peut-être que je ne vais plus lire que des préfaces. Tiens, celle-ci, la préface de l'édition de poche Garnier Flammarion de 1964 du Rouge et le noir avec  Micheline Presle qui regarde à gauche dans les bras de Gérard Philipe qui regarde ailleurs. Eh bien la 2eme page annonce "Chronologie et préface par Michel Crouzet, agrégé de l'université"...la chronologie est là, mais pas de préface, à la place c'est une "Notice". Plaisir!

Et d'abord qui est Michel Crouzet? Re-plaisir. Donc que vois-je? Michel Crouzet est vivant. Il est prof (émérite, c'est à dire à la retraite,vous vexez pas si vous saviez, moi en fait je ne savais pas ce que voulait dire "émérite", je le sais depuis deux secondes) à la Sorbonne, et spécialiste de...Stendhal, auteur d'un "Stendhal ou Monsieur Moi-Même" paru en 1990 chez Flammarion mais aussi de beaucoup d'autres essais sur Stendhal, et il est rédacteur en chef de la revue HB qui n'a rien à voir avec les crayons mais avec Henri Beyle, le vrai nom de Stendhal (qui avait choisi Stendhal comme pseudonyme, on ne sait pas trop pourquoi, mille suppositions existent, et d'ailleurs on s'en fout).

C'est une revue annuelle. Le dernier numéro coûte 91 euros. Donc Crozet était sans doute très jeune quand il a écrit cette...notice. Admettons qu'il ait 85 ans, il serait né en 1930. A tout casser en 64 il a 34 ans, c'est un bébé.

Voyons voir cette notice.

Elle est classique, chiante (ah ah Sabine !), elle mêle des éléments biographiques et des nuages homéopathiques de psychanalyse,  renvoie largement aux faits divers qui ont inspiré Stendhal, mais aussi aux lectures qu'ont fait du roman, Balzac, Aragon, Gorki, Bardèche (ce charmant agrégé de lettres qui a eu comme condisciple Simone Weil à Normale Sup, et a continué après la guerre à vanter l'Allemagne nazie), Girard.... (Cela sent l'élève qui veut bien faire et citer tout le monde). Ecrites sans respiration, sans paragraphes, voilà onze pages d'un ennui...parfait.

Et cette perle dans la dernière phrase: "N'est-ce point cette interrogation sur l'exaltation du négatif, et le périlleux angélisme des négateurs, que nous lègue l'exemple de Julien?". Finir par une interrogation ça mange pas de pain. Mais les négateurs ? Ouille. Et si près de Bardèche ?

Et sinon, t'as rien d'autre à faire que lire des préfaces casse-bonbons? Non ! Le médecin m'a prescrit dix jours de repos à la maison et sur son ordonnance il y a écrit "Lire une préface avant chaque repas avec un grand verre d'eau".

 

Commentaires

Il est aussi prescrit un à deux billets par jours.

Écrit par : sabine | 26/03/2015

Docteur Sabine, je respecte à la lettre votre ordonnance !

Écrit par : Sophie | 29/03/2015

Ton docteur est un sadique, il aurait pu te prescrire de lire des trucs plus marrants. Ce qui me gêne, me barbe, dans les préfaces, c'est qu'on a toujours l'impression que le préfacier (?) veut écrire des trucs plus intelligents que l'écrivain dont il parle.

Écrit par : Julie | 30/03/2015

Les commentaires sont fermés.