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11/03/2015

Le roman de Roland

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Le dernier livre de Solko vient de paraître aux éditions du Bug. Solko c'est Roland Thévenet. Et les jeunes  éditions du Bug ont été fondées par lui et Bertrand Redonnet. Comme j'aime beaucoup Solko, j'ai commandé La queue. Je ne me voyais pas demander dans une librairie "Vous avez la queue?" ou "Vous avez la queue de Roland?". (Encore heureux que ça ne soit pas "Une queue". Cher Roland, vous le faites exprès ou quoi ? Vous voyez des attachées de presse appeler les journaux pour dire "je voudrais vous parler de La queue" ? et des articles disant "La queue? Un régal!"?)

Bref. Depuis quelques jours je tourne autour de ce livre sans savoir comment en parler. Mais je veux en parler. Je dis la vérité: je ne l'ai pas encore lu complètement. J'ai lu des morceaux, des passages, des petits passages, des grands passages. Et j'aime son format et sa typographie. Voilà. Je dis ça aussi. Et sur la couverture, trop noire à mon goût (je déteste les livres noirs, et -c'est un réflexe d'ancienne vendeuse de livres- les couvertures noires et mates ont l'inconvénient d'être tout de suite pleines de traces de doigts), donc sur la couverture: De La Tour (en couleurs) et Kérouac (dans une photo en noir et blanc de Ginsberg  dans un montage que j'imagine être de Solko (il y a juste écrit Studio éditions du Bug) (moi j'aurais préféré Kerouac plus grand, plus visible, mais Kérouac en noir et blanc et De la Tour en couleurs, je trouve l'idée géniale. La beat generation à la lueur des bougies sacrées, quelle belle idée).

Quatre parties. Maître Bidonnard (!), spécialiste du pop art, donne dés les toutes premières pages, le ton, dont je ne suis pas la seule lectrice à avoir été étonnée. Un ton potache rempli de trouvailles amusantes assassinant  en ridicule  tous les travers (Seigneur ! peut-on dire les travers?) de - puis-je dire? "notre société"? Mais aussi un ton érudit, un ton on va dire "érutache" ou "potrudit", aux allusions permanentes, comme une intelligence qui bondit " ( "le XXIème siècle qui sera queutard ou ne sera pas"!).

Et aussi, tous ces personnages "réels": Kérouac donc, mais aussi Jeff Koons, Debussy, De Gaulle, Lazareff (oh Hélène Lazareff à Louveciennes ! Mais vous y étiez Roland vous aussi , comme moi?!), Bruxelles, Paris, New-York, Greta Garbo, Jacques Delors, etc.!

Et puis, entre les lignes, le vrai (?) Solko " Entre les nuages n'était-il pas possible d'embrasser le visage des disparus?" (je cite de mémoire, je me trompe peut-être), un Solko plus barrésien que barrésien. Mais juste sous forme d'éclairs, comme s'il n'était pas question de laisser une seconde de trop place à l'émotion, comme si vous en aviez fait le pari Roland ou comme si vous vouliez tenir une promesse.

 Celle d'une Queue fresquesque. (une fresque du XXème siècle) mais carapaçonnée. Est-ce que je suis une péronelle si je dis que j'attends vraiment le prochain livre, sans armure? (de vous, pas de moi !)

 

Commentaires

En littérature - comme en politique, comme dans la vie en général - je me méfie des gens qui veulent "fendre l'armure", et aller peau nue (queue nue ?) Parce que l'émotion, c'est comme "la vérité des faits", quand ça se livre, ça n'emmène les autres nulle part, D'ailleurs, c'est l'armure qui fait le roman, comme elle fait le chevalier.

J'apprécie vraiment ce clin d'œil au chevalier Roland qui court à travers votre billet. Le chevalier qui ne tendit son gant qu'à Dieu, in extremis. Une fresque,oui.. s'il y a une prochaine fois,ce serait pour faire une chanson de geste alors, Mais là, je risque de devoir déposer les armes...

Écrit par : solko | 12/03/2015

Tssss tsss tsss, il ne s'agit pas de"fendre l'armure" (cette moche expression); vous savez très bien ce que je veux dire !

Écrit par : Sophie | 13/03/2015

Je suis curieuse aussi de découvrir le livre de Solko, mais il est d'une intelligence tellement supérieure à la mienne (!) et il a une telle culture que j'ai un peu peur de passer totalement à côté de ce qu'il écrit. Je suis parfois (souvent) si gênée par ses prises de positions, ses idées, aux antipodes des miennes que cela m'effraie un peu. Pourtant, parfois, je trouve dans ses écrits des perles qui me touchent profondément et font que je le lis toujours.

Écrit par : Julie | 12/03/2015

Heureusement qu'on peut aimer des gens qui n'ont pas toutes les mêmes idées que soi !
(C'est beau ta dernière phrase, et je suis bien d'accord).

Écrit par : Sophie | 13/03/2015

oui, c'est vrai qu'on peut aimer et apprécier des gens aux idées différentes des nôtres, mais parfois la violence des propos de Roland me heurte.

Écrit par : Julie | 14/03/2015

Moi aussi

Écrit par : Sophie | 20/03/2015

Les commentaires sont fermés.