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26/07/2017

Madame de Sévigné à Marseille

860_visuel_3.jpg25 janvier 1673: "Je suis ravie de la beauté singulière de cette ville. Hier le temps fut divin, et l’endroit d’où je découvris la mer, les bastides, les montagnes et la ville, est une chose étonnante ; mais surtout je suis ravie de madame de Montfuron ; elle est aimable, et on l’aime sans balancer. La foule des chevaliers qui vinrent hier voir M. de Grignan à son arrivée ; des noms connus, des Saint-Hérem, etc. ; des aventuriers, des épées, des chapeaux du bel air une idée de guerre, de romans, d’embarquement, d’aventures, de chaînes, de fers, d’esclaves, de servitude, de captivité ; moi qui aime les romans, je suis transportée. M. de Marseille vint hier au soir ; nous dînons chez lui ; c’est l’affaire des deux doigts de la main. Il fait aujourd’hui un temps abominable, j’en suis triste ; nous ne verrons ni mer, ni galères, ni port. Je demande pardon à Aix, mais Marseille est bien plus joli, et plus peuplé que Paris à proportion ; il y a cent mille âmes au moins : de vous dire combien il y en a de belles, c’est ce que je n’ai pas le loisir de compter ; l’air en gros y est un peu scélérat ; et parmi tout cela je voudrais être avec vous. Je n’aime aucun lieu sans vous, et moins la Provence qu’un autre ; c’est un vol que je regretterai. Remerciez Dieu d’avoir plus de courage que moi, mais ne vous moquez pas de mes faiblesses ni de mes chaînes."

Commentaires

Si tu collectionnes les textes d'écrivains sur Marseille, il y a aussi Giono. Quelques extraits ici : http://mistraletnoroit.free.fr/IMG/pdf/Jean_Giono_a_Marseille_-_texte_court.pdf

Écrit par : sabine | 27/07/2017

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