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26/03/2017

Chère Madame de Bourbon-Conti,

6340227340_9d6353f069_b.jpgCharles-Antoine Coypel (1694-1752), Madame de Bourbon-Conti

" Chère Madame de Bourbon-Conti,

Vous qui portez le si joli prénom de Louise-Adélaïde (Louise est celui de ma fille, et Adélaïde celui que mon père voulait me donner mais bon, finalement ce fut Sophie), je vous écris par un dimanche après-midi où je suis triste à mourir. Je sais que vous ne me demanderez pas pourquoi puisque justement vous êtes morte, et cela m'arrange: je ne pourrais expliquer pourquoi sans être encore davantage triste. Aussi, peu importe. Je suis donc tombée en arrêt devant votre portrait, après avoir promené au soleil mon chat qui s'appelle Absinthe et cueilli trois giroflées. C'est comme si à travers les siècles vous me parliez, comme si vous me disiez: "Regarde l'ange qui touche mon épaule et me gronde gentiment. Il m'interdit d'être triste. Il dit que ce n'est pas raisonnable. Alors écoute l'ange qui te dit la même chose et arrête de chouchougner". Aussi je vous remercie et Charles-Antoine Coypel qui vous a peint à ravir. Il parait qu'il écrivit aussi quarante pièces de théâtre. Eh bien secouons-nous, et allons faire cuire de quoi faire une salade de pommes de terre. Plût au Ciel que vous me donniez aussi la force de faire un gâteau au chocolat, et ce sera le soir, l'angoisse peut-être se sera dissipée. Madame, merci beaucoup, je vous embrasse".

Commentaires

C'est un joli remède à la tristesse, un tableau avec des angelots dodus !

Écrit par : sabine | 27/03/2017

C'est bientôt la départ pour la Hongrie......

Écrit par : Julie | 28/03/2017

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