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29/09/2016

Le cimetière de Pantin

Le cimetière de Pantin est le plus grand de Paris (quoiqu'il soit un peu à l'extérieur de Paris), et ses allées d'arbres sont magnifiques. Nous y étions hier pour un triste enterrement. Les arbres étaient d'une beauté infinie. L'oncle du Professeur Ronchon, mort beaucoup trop jeune, 53 ans c'est jeune, repose sous un arbre dont je ne connais pas le nom, un arbre qui était hier dans toute sa gloire, vert et doré, protecteur comme un immense parasol de feuillage. Tout était triste, sauf les arbres, le ciel bleu, la douceur de cette fin septembre.

Ensuite, pour aller de là à République manger des chips et regarder des vieilles photos avec toute la famille élargie du Professeur, le Professeur Ronchon a fait pire que ronchonner dans les embouteillages, il était comme il dit "à cran". Les hommes à cran me démoralisent complètement.

Dans une allée, un peu à l'écart, une femme se tenait, maudite par la famille du défunt, dernière compagne de celui-ci. Elle a regardé longuement la tombe. Plus tard, une jeune soeur du Professeur a dit: "Elle faisait des simagrées". Quoiqu'ait fait cette femme, qui parait-il ne s'est pas bien conduite, c'était atroce de la voir là, comme ça tenue à l'écart par la famille.

Je suis rentrée en pleurant. Ils sont tous allés au restaurant. J'étais trop fatiguée pour y aller, et de toutes façons le coeur me manquait.

Commentaires

Les rancunes qui perdurent par delà la mort, c'est atroce. Tu avais parlé il,y a quelques mois de cet oncle très malade, cinquante trois ans, c'est bien jeune pour mourir. Ton récit m'a donné envie de pleurer. Embrasse Tanguy pour moi.

Écrit par : Julie | 29/09/2016

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Je trouve ça toujours "étrange", un enterrement triste sous un beau temps. Je veux dire qu'on a envie que le ciel pleure aussi avec nous...

Écrit par : sabine | 29/09/2016

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Souvent, la maladie, le handicap, le chagrin, la mort et bien!!! cela éloigne plus que cela rapproche.
Il y a des exceptions comme ces parents qui pardonnent aux assassins de leurs enfants chéris, ou vont ils chercher ce courage et cette force d'âme.

Écrit par : Marie Hatton | 29/09/2016

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Tu embrasseras Tanguy et tu lui diras mes meilleures pensées, 53 ans, c'est bien jeune, mais la maladie, le handicap, la mort ne choisissent pas et éloignent souvent
Mon beau frère, que j'ai connu à 7 ans, malade depuis un an, je ne l'ai pas vu depuis l'été avant, ma soeur rejette mes demandes d'aller lui faire un coucou, ils habitent Nantes, ce n'est pas le bout du monde,! Et nous avons prévu l'hôtel, je trouve cela triste, c'est ma seule famille , à part mes enfants.. je trouve cela dur!! Dois-je insister ? Cela fait longtemps que je demande...
Triste vie où chacun reste dans son coin...un deuxième père presque, nous nous voyions avant une à deux fois l'an..

Mille pensées à Tanguy et à toi Sophie. Bises

Écrit par : jos | 29/09/2016

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Je préfère souvent la compagnie des morts, ils déçoivent moins.

Merci d'avoir pleuré Sophie. Je pleure de moins en moins, mais moins par dureté que par amertume.

Je vous embrasse et vous aussi Julie, Sabine.

Écrit par : Professeur Ronchon | 29/09/2016

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Et vous aussi Jos.

Écrit par : Professeur Ronchon | 29/09/2016

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Professeur Ronchon.....Je comprends bien votre peine et je la partage....On apprend tous les jours des cas où l'on se retrouve en pensée. Je tente de me consoler en me disant qu'ils ont connu les plus belles années de leur courte vie....Et moi, plus je vieillis, plus je rencontre des deuils et des deuils...quand cela finira t'-il??????? mèregrand

Écrit par : meregrand | 02/10/2016

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Nous sommes allés à Nantes il y a 2 semaines, rendre visite à ma soeur et beau frère, qui n'a plus trop l'envie, ils ont fait plein de choses durant des années, le manque est là...

Écrit par : jos | 14/10/2016

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