Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

22/12/2015

"Les babouches de Constantinople"

59136.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce que dit l'éditeur (l'ouvrage date de 2013 et il est édité par la revue CRIN- ça craint?):

"Chateaubriand aime les choses : leur aspect, présence, allure, texture. Sans doute pourrait-on parler d’un « parti pris des choses », à la Francis Ponge, poète qui, de ce point de vue, lui ressemble un peu. La critique chateaubrianesque, on le sait, a tendance à privilégier les « grands sujets » : la politique, l’Histoire. Elle a donc laissé dans l’ombre les galets de la plage de Dieppe, les arbres et les fleurs, les chemises du chevalier, les babouches de Constantinople, les lits, portes et serrures de la chambre de Waldmünchen, les brins d’herbe qui attirent l’attention du voyageur et du mémorialiste et qui sont aussi, pour l’écrivain, une véritable matière première. Car si la littérature a pour vocation de dire le réel avec les mots, il importe de choisir les mots justes. Trop de mots tuent le réel ; quand il n’y en a pas assez, l’écrivain est condamné au silence. De là vient une tension récurrente dans l’analyse, et aussi sans doute dans les textes : l’objet anodin, la « petite chose » peut très facilement se muer en son contraire ; elle devient alors allégorie ou symbole, elle exprime le Sens. S’intéresser à Chateaubriand « chosiste », c’est donc à la fois laisser aux choses leur insignifiance, et les faire signifier, mission délicate dont s’acquittent avec brio les contributeurs au présent volume."

Sommaire :

Sommaire
Franc Schuerewegen: Introduction
Philippe Berthier: Voyage autour de ma chambre
Jean-Marie Roulin: Les Chemises du Chevalier
Philippe Antoine: Ces cailloux, qui prennent la parole
Marta Caraion: Le poids des objets dans les Mémoires d’outre-tombe
Pierre Glaudes: Les objets dans les Aventures du dernier Abencérage
Nathalie Solomon: Les babouches de Constantinople
Franc Schuerewegen: « Mes deux rosses, faisant les fringantes… »
Roy Groen: Feuilles mortes, Mémoires vivants
Karen Haddad: Les chaussures de mon oncle
Alain Vaillant: Chateaubriand ou presque rien

 

Les commentaires sont fermés.